Jeux interdits sur la plage

Quand un blogueur un peu coquin et une blogueuse un peu coquine décident de coquiner ensemble... La coquine est partie, je continue tout seul...

31 juillet 2011

L'oiseau de nuit

La nuit était d'une encre au jais noir et profond,
D'étoiles parsemée, en perles scintillantes
Dessinant un plafond de runes chatoyantes
Qui poussent à plonger dans ce grand puit sans fond.

Un oiseau est venu, un grand oiseau de nuit
Aux plumes d'argent clair, qui me pris sous ses ailes
Pour me guider parmi vos songes, demoiselle;
C'était s'il m'en souvient aux abords de minuit.

Une douce chaleur régnait en ces rivages
Un parfum frais, candide, ondulait dans le vent
Un parfum enivrant, entêtant, captivant,
Annonciateur d'un rêve au délicieux voyage

Flanant dans un verger guidé par cet arôme,
Je me trouve bientôt à l'orée d'un bosquet
Où des belles-de-nuit éclosent en bouquet,
Ravissement des yeux que ce gai polychrome...

M'avançant sous l'ombrage à petits pas discrets
J'y découvris alors une innoncente oiselle
D'un fin voile vétue, aux jambes de gazelle
Et dont la blanche main me cachait la forêt;

Elle semblait muser de quelques mouvements
Timides, aériens, imperceptibles presque
Sous le léger tissu, dessinant une fresque
Aux subtiles couleurs peintes pudiquement

Je m'en suis approché glissant sur l'herbe verte
Me suis agenouillé près de ce corps offert
Mes doigts sont descendus vers ce feu de l'enfer
Qui semblait bouilloner en cette antre entr'ouverte

Rien qu'un frémissement... La main laissa sa place,
S'éloignant doucement; les braises du foyer
Sur le bout de mes doigts vinrent s'encanailler
Quand la mienne coiffa ce pétulant palace

Elle devait déjà être près de partir
Et jouit sous ma paume; un lent, un long orgasme,
Une aura de plaisirs nés parmi ses fantasmes,
Qui vint contre mes doigts, surpris, pour se blottir

Le 01/05/2011 © JFP

Posté par Djoe l indien à 13:05 - Jeux bucoliques - Commentaires [3] - Permalien [#]

Commentaires

    "je l'ai apperçu aussi cet oiseau de nuit , au couleur des mille rêves. la fenêtre ouverte je l'ai accueuillit , ma main sur son plumage paradis
    seul lui m'a vu fleur à nue et a su que l'étoile de la féminité dans mon corps luit
    il m'a regardé dans les yeux et c'est toi qui en est dessendu.."

    Posté par fleur de plume, 02 août 2011 à 20:56
  • Quelle délicatesse, j'en frémis

    Posté par Brinounette, 05 septembre 2011 à 11:07
  • Oh, merci!
    Ca fait plaisirs

    Posté par Djoe l'indien, 06 septembre 2011 à 13:23

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